Politique

Lundi 26 septembre 2005

Le Conseil Général reste à gauche !

63 voix, c’est la confirmation, s’il en était besoin, que les électeurs du canton de Thorigny n’aiment pas être pris pour des imbéciles.

D’une part parce que le scrutin a été marqué par une forte abstention, nombre d’électeurs ayant pu décider que l’invalidation de l’élection de 2003 était infondée (ce malgré l’éclairage national et la succession des grands pontes de la politique sur le secteur ces derniers jours !). Malgré les pressions et les discours, l’électeur reste toujours livré à lui même dans l’isoloir !

Ensuite, le candidat sortant a multiplié par + de 2 son avance du 1er scrutin. C’est bien la confirmation de son travail et, plus généralement, de l’action du Conseil Général.

Enfin, la candidate choisie par l’UMP, dont le programme se résumait à l’étalage de ses mandats (son bilan est d'ailleurs peu probant), n’a pas su ramener le débat sur la proximité ni sur les seine et marnais. Alors que c’est bien là, avant tout, le fondement du travail d’un conseiller général.

Au-delà des querelles et des divergences politiques, il convient désormais de laisser nos élus travailler sereinement et, en 2008, il sera toujours temps de faire le bilan de leurs actions.

Par psprovins77
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Lundi 23 avril 2007

La Gauche contre la Droite : enfin !

Pendant toute la campagne du 1er tour, la Droite, Bayrou, les grands médias,
les instituts de sondage ont fait en sorte que passe à la trappe le clivage
Gauche-Droite, ce clivage fondamental qui traverse toute notre société.

Sarkozy s¹est réclamé de Jaurès et de Blum.

Bayrou s¹est présenté, avec la complicité de tous les grands médias,  comme
un homme du « centre », qui n¹avait rien à voir avec le bilan de la majorité
UMP-UDF entre 2002 et 2007. Sarkozy lui-même l¹a dénoncé comme étant un  «
homme de gauche ».

Les instituts de sondage, les principaux médias ont présenté la candidature
de Bayrou comme celle du « vote utile ». Le vote pour le seul candidat
capable de battre Sarkozy. Ils ont utilisé à cette fin des sondages de
second tour qui n¹ont aucune valeur quand le 1er tour n¹a pas eu lieu. La
preuve vient d¹ailleurs d¹en être une nouvelle fois apportée. Cette campagne
éhontée explique pourquoi Bayrou est passé de 6,84 % des suffrages en 2002 à
18,55 % en 2007.

Mais tout cela, les grands médias l¹ont oublié dés le soir du 1er tour. Il
suffisait d¹écouter la façon dont leurs porte-paroles animaient les débats,
dimanche soir, pour s¹en convaincre.

Au mieux, ces porte-paroles n¹avaient plus le moindre souvenir de leur
campagne pour le vote utile en faveur de Bayrou. Campagne sans laquelle ce
personnage en serait resté à ces 6,8 % de 2002.  Aucun de ces porte-paroles
ne soulignait le fait que, sans cette campagne de tous les grands médias
pour Bayrou, c¹est la gauche qui aurait bénéficié des 2,3 millions de voix
supplémentaires qui se sont portées sur Bayrou. Ségolène Royal aurait,
vraisemblablement, été la  grande bénéficiaire du « vote utile » (45 % des
voix de Bayrou selon les derniers sondages, soit 8,5 % du total des
suffrages). Elle aurait alors obtenu de 34 à 35 % des voix dès le 1er tour.
A moins qu¹une partie de ces voix, en raison d¹une pression moins forte pour
le « vote utile » en faveur de Ségolène Royal, ne se soit allée aux
candidats de la « gauche de la gauche ».   Mais, dans tous les cas, le total
des voix de gauche aurait avoisiné les 45 % ce qui aurait été beaucoup plus
conforme à la réalité du rapport de forces.

Au pire, ces porte-paroles comptabilisent carrément les voix de Bayrou comme
étant des voix de  droite, oubliant ce qu¹ils clamaient la veille : à quel
point cet homme-là était en dehors de toute classification et planait
au-dessus du clivage Gauche-Droite !

 
La réalité est à l¹opposé de ces commentaires intéressés

L¹opération Bayrou a totalement échoué. De la « révolution orange », il ne
reste plus que la pelure. A peine de quoi mijoter un peu de confiture
d¹orange amère pour tenir pendant les cinq années à venir.

Contrairement à ce qu¹affirment, là encore, les commentateurs politiques,
Bayrou ne détient aucune clé du second tour. Contrairement à ce qu¹affirment
aussi bien Libération que le Figaro ni Bayrou, ni l¹UDF ne seront les
arbitres du second tour. Les électeurs de Bayrou se soucient comme d¹une
guigne des éventuelles consignes de vote qu¹il pourrait donner. Ceux qui ont
voté pour lui parce qu¹ils le savaient à droite voteront pour Sarkozy. Ceux
(la majorité) qui avaient voté pour lui parce que les médias les
présentaient comme le seul capable de battre Sarkozy reporteront leurs votes
sur Ségolène Royale : ils n¹avaient fait qu¹instrumentaliser Bayrou sans
s¹intéresser pour autant à son projet politique.

Dans son discours du 22 avril, Ségolène Royal a donc eu parfaitement raison
de ne pas s¹adresser à Bayrou et de ne pas même prononcer son nom.  Il
n¹existe plus. Seuls existent ses électeurs et seuls nous intéressent ceux
d¹entre eux  qui ont voté pour lui parce qu¹ils voyaient là le meilleur
moyen de refuser le monde brutal que nous prépare Sarkozy.

Lionel Jospin l¹avait déjà constaté : "Le centre, c¹est comme le triangle
des Bermudes, quand on l¹atteint, on disparaît". Une fois de plus, la
démonstration vient d¹en être faite. Kouchner, Rocard  et Cohn-Bendit
seront, sans doute, les derniers à ne pas vouloir le comprendre.

Bayrou est dans une impasse : soit il appelle à voter Sarkozy et tout le
monde comprendra qu¹il n¹a jamais cessé d¹être à droite, soit il appelle à
voter Ségolène Royal et il n¹aura plus aucun élu aux législatives, tant ses
élus sont tributaires de leurs alliances avec l¹UMP.

Le plus probable est donc qu¹il disparaîtra de la scène politique (en
espérant renaître de ses cendres en 2012...), après un double saut périlleux
arrière et l¹affirmation qu¹il n¹est pas propriétaire de ses voix. Ce qui,
dans son cas, est particulièrement vrai. Ses électeurs n¹ont strictement
rien à faire de ce qu¹il dira ou ne dira pas.


La France n¹est pas de droite

Cette vision d¹une France de droite est en complète contradiction avec ce
que nous avons vécu au cours de ces dernières années. Les énormes
mobilisations sociales de 2003 et 2006 (appuyées par une large majorité de
la population). Les raclées électorales de la droite aux Régionales et aux
Européennes de 2004. La victoire du « non » au référendum sur la
Constitution européenne en 2005.

Sarkozy a fait le plein de l¹essentiel des voix de droite au 1er tour. Il
peut encore espérer gagner les voix qui se sont portées sur de Villers,
Nihous et une minorité des voix de Bayrou.

Il a également gagné un million de voix aux dépens de Le Pen. Ce n¹est pas
pour autant que les voix qui se sont portées sur Le Pen au 1er tour lui sont
acquises. Une partie (1/3 de ceux qui ne s¹abstiendront pas, selon les
derniers sondages) se reporteraient sur Ségolène Royal au second tour. Quant
aux 2/3 des voix restantes, il est évident que Le Pen fera tout son possible
pour qu¹elles ne se reportent pas sur Sarkozy.

A l¹inverse, aussi bien Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, Olivier
Besancenot qu¹Arlette Laguiller et José Bové ont appelé à battre Sarkozy et
à voter pour Ségolène Royal  au second tour. Le danger de ce côté-là est
l¹abstention.

 Selon le dernier sondage CSA, 59 % seulement des électeurs d¹Olivier
Besancenot voteraient Ségolène Royal alors que 37 % choisiraient de
s¹abstenir. Il en va certainement de même pour les électeurs d¹Arlette
Laguiller, de José Bové, voire de Marie-Georges Buffet. Ce sont ces
électeurs là qu¹il faudra convaincre en tout premier lieu et comprendre que
toute complaisance envers Bayrou et l¹UDF amplifierait le nombre
d¹abstentionnistes, non seulement à la « gauche de la gauche » mais aussi à
gauche.
De ce point de vue, il est positif que Ségolène Royal ait demandé à
rencontrer chacun de ces candidats de la « gauche de la gauche ».

Quant aux 10 à 12 % des voix qui se sont portés sur Bayrou parce que les
grands médias l¹avaient présenté comme étant  le mieux placé pour battre
Sarkozy, elles devraient, sans difficulté, se reporter sur Ségolène Royal.

Nous sommes aujourd¹hui face au clivage essentiel qui traverse notre pays :
le clivage Gauche-Droite. Nous avions été volés en 2002 du débat de fond sur
l¹avenir de notre société. Le 22 avril 2007 a, enfin, effacé le 21  avril
2002 !

Aujourd¹hui, nous pouvons mener ce débat, le seul vrai débat. Et nous
pouvons le gagner.

Pour cela, il nous faudra d¹abord convaincre  que Sarkozy est l¹un des tous
premiers responsables de la situation catastrophique dans laquelle se
trouvent les salariés de notre pays.

 Il nous faudra convaincre,  ensuite, que Sarkozy, loin d¹être en rupture
avec Chirac, Raffarin, de Villepin est leur continuité en pire,  en plus
brutal.

Il nous faudra convaincre, enfin, que les propositions de Ségolène Royal et
de Sarkozy s¹opposent, point par point.

Par Jean-Jacques Chavigné
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Mercredi 10 décembre 2008

La déclaration universelle des droits de l'Homme à 60 ans.

En 1948, « l’avènement d’un monde où les êtres humains (…) seront libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme ». Les socialistes sont fiers d’être dépositaires, avec d’autres, de cette philosophie de l’Homme. Les progrès technologiques, scientifiques, techniques, médicaux et l’extension continue du champ de nos connaissances permettent aujourd’hui d’envisager concrètement sa réalisation. Les conquêtes démocratiques autant que les avancées du droit permettent de donner un sens à ces progrès.
Pourtant, le monde doute :
- la faillite d’un système économique qui ne profite qu’à quelques uns n’en finit pas de fabriquer des millions de pauvres…
- des dictatures sévissent encore, privant les êtres humains – souvent les femmes – des droits fondamentaux les plus élémentaires.
- les courants intégristes religieux et nationalistes sectaires sont assis sur les vents porteurs de la misère grandissante.


Le Parti socialiste veut refonder, avec ses partis frères et ses alliés progressistes, une dynamique politique tournée vers les solidarités internationales, la contestation d’un libéralisme dominant qui insulte la dignité des hommes et la dénonciation, sans relâche, de toutes les formes d’emprisonnement des consciences, des idées et des corps.

Pour les socialistes français, ce combat commence aussi ici, en France : contre les fichages généralisés, contre la violation des droits des migrants, contre les pratiques policières douteuses, contre les procédures de justice expéditives, contre la détection des risques délinquance dès l’âge de trois ans, emprisonnement dès l’âge de 12 ans, etc. Ce que veut la droite, c’est préparer les esprits à toujours plus de répression.

Le Parti socialiste veut construire l’unité la plus large possible des forces progressistes, politiques, associatives et syndicales pour stopper cette dangereuse et inquiétante dérive politique au service des puissants, et en particulier du Président et de ses amis.
Il invite ses adhérents à rejoindre toute initiative qui contribuera – le 10 décembre 2008, jour de son soixantième anniversaire – à appeler au respect des principes de la Déclaration universelle des droits de l’Homme partout dans le monde.

Enfin, le Parti socialiste appelle chaque citoyen à défendre cette déclaration, au nom de la vigilance démocratique et de la responsabilité de tous pour défendre les droits et les libertés.


Communiqué de Pouria AMIRSHAHI, Secrétaire national aux Droits de l’Homme

Par psprovins77
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Mercredi 28 janvier 2009

Mardi 20 janvier Provins est bouclé !  Nicolas Sarkozy vient à Provins. On se croirait dans un camp retranché à tous les coins de rue une escouade de policiers surveille, fouille et contrôle les citoyens. On est dans une république bananière où l’ultra sécurité  tue la Liberté comme dit « Télérama ». Pourtant, le « Terroriste » est, encore, en prison et comme la ligne SCNF de Provins n’est pas électrifiée, on ne craint rien pour nos caténaires.

Que vient-il faire notre bouillonnant président ? Des annonces pour améliorer la vie de nos concitoyens, Non ! Des promesses, des promesses …

             « Nous allons redynamiser le secteur pour compenser le départ du 2ème  régiment de Hussards de Sourdun : Installation du SETRA, Internat d’excellence » …

Pensez-vous, que des ingénieurs du SETRA attirés par le « cadre de vie » du secteur vont venir à Sourdun ? On peut toujours rêver : plus de 3 heures de transport par jour sur une ligne de chemin de fer que L’ETAT n’a jamais amélioré et vous n’êtes pas encore à Sourdun ou alors croyez-vous (même si notre président frappe de ses petits poings sur la table et annonce qu’ils viendront coûte que coûte) que les ingénieurs du SETRA vont abandonner maison, scolarité des enfants, emploi de leur femme pour venir tenter l’expérience aux fins fonds de l’Ile de France et s’implanter sur le secteur ?        Vous le feriez, vous ???

            L’internat d’excellence : 150 à la rentrée 2009 … on peut y croire mais avec la suppression des postes de professeurs et la diminution des moyens de l’Education nationale on nous leurre. Je ne vois pas bien qui va pouvoir venir s’occuper de ces nouveaux occupants de la caserne (à part les représentants de Coca-Cola). On va bientôt voir fleurir dans les propositions d’emploi chez tous les « Amis » de notre président : « recherche prof musclé pour internat isolé aux frontières  de l’Ile de France »

            Quant au discours : populiste « on va les mettre au travail » encore faut-il qu’il y en ait du travail sur le secteur (on échappe de peu à Famille et Patrie).

           Au lieu de satisfaire, encore, les Banques et de les récompenser de toutes leurs turpitudes, il serait préférable de s’occuper de ceux qui souffrent et vont souffrir de la crise ; les banquiers ne nous faisons pas trop de soucis pour eux. Ils vont vite récupérer leurs pertes sur le dos de leurs clients mais les habitants du secteur, eux, que vont-il devenir ? Les commerçants vont-ils résister au manque à gagner ? Allons-nous voir notre secteur dépérir comme après le départ des militaires de Romilly sur Seine (Aube) ?

L’avenir nous dira si les promesses seront tenues !

           Pour nous socialistes, la visite de Sarkozy est juste une page de communication pour les responsables UMP du secteur. Elle a aussi comme fonction de rappeler aux sympathisants et aux  militants de l’UMP (certains frondent un peu en ce moment) que le Patron c’est Lui, et non pas les potentats locaux même si certains ont tendance à le faire croire. Il est hors de question qu’on Lui impose des choses et c’est Lui qui décide un point c’est tout !  

Morale de l’histoire à trop vouloir être le calife à la place du calife on se fait taper sur les doigts même avec quelques compliments comme pommade !

Par psprovins77
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Mardi 10 février 2009

Mardi 20 janvier, lors de la visite de M. Sarkozy à Provins beaucoup d’annonces ont été faites concernant les infrastructures sur notre secteur par l’amélioration des équipements : Elargissement du gabarit de la seine, aménagements routiers et ferroviaires.

On allait voir ce qu’on allait voir, les engagements étaient annoncés.

Curieux, nous sommes allés voir sur le plan de relance du gouvernement, lancé à grand renfort de pub, …..dame des promesses faites  par le chef de l’Etat !

Mais à notre au grand désespoir, nous n’avons rien trouvé pour Provins et son secteur.
Pas d’investissement en ce qui concerne la ligne SNCF Paris-Provins (ah si tout de même « Concernant les infrastructures ferroviaires, un montant total de 3,2 M€ sera consacré en 2009 hors plan de relance notamment pour la poursuite d’opérations préliminaires à l’électrification de la ligne ferroviaire Paris-Bâle sur la section Gretz-Troyes»). Belle annonce en vérité car ces opérations préliminaires (on est encore loin de la mise en service) faisaient déjà l’objet d’une inscription au contrat de plan Etat-Région. (ndlr : de plus, cette information se trouve dans la fiche consacrée à la Champagne Ardenne

Qu’à cela ne tienne, il y avait sûrement quelque chose pour les routes ?
Mais la seule chose qui apparait sur se plan de relance c’est : (dépt 77) RN4 - Réaménagement du carrefour Prévers à Vaudoy en Brie.

Mais au fait, ça aussi c’était déjà programmé.

Alors c’était sûr, il y avait quelque chose pour la Seine à grand gabarit !
Et bien non, rien sur l’élargissement du gabarit de la Seine.

Cela confirme l’analyse des Socialistes du secteur qui, au lendemain de la visite de M. Sarkozy, estimaient que ce n’était juste qu’une page de communication pour les responsables UMP du secteur.

Nous attendons toujours l’engagement de l’Etat sur ces dossiers !

Certains parlent beaucoup pendant que d’autres agissent, et nous vous rappelons que :

-          Le conseil régional a déjà investi 112.8 M€ pour l’achat des autorails bi-mode qui sont maintenant en circulation sur la ligne.

-          Le Conseil général de Seine en Marne a créé une enveloppe de 36,5M€ pour accompagner les efforts de la région sur ce dossier.

Vous pouvez vérifier vous-même sur le site ″relance.gouv.fren″ cliquant sur le lien ; http://actualites.relance.gouv.fr/category/projets/


Une fois de plus, les habitants du secteur ont encore été pris pour des …. Métallurgistes de Gandrange et ont eu droit aux mêmes promesses.

Par psprovins77
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Jeudi 26 février 2009

Dans quelques jours, en principe,  le Comité BALLADUR mis en place par Nicolas SARKOZY à l’automne dernier, rendra ses conclusions sur la réforme du statut des collectivités territoriales. Ce que l’on sait du projet de rapport soulève les plus vives inquiétudes.

1. La suppression de la taxe professionnelle annoncée par le président de la République sans proposer aux collectivités une ressource alternative qui leur assure des recettes dynamiques liées à l’activité économique, a été dénoncée par les élus des collectivités de gauche mais aussi de nombreux élus de droite. Nous demandons une réforme de la fiscalité locale qui rétablisse la justice fiscale et s’attaque aux inégalités territoriales, dans les villes comme dans les campagnes. Nous travaillons à une réforme qui vise à:

  • garder l’équilibre entre la fiscalité locale sur les ménages et sur les entreprises,
  • rendre la fiscalité locale plus progressive et plus favorable à l’activité économique,
  • rendre plus juste la taxe d’habitation,
  • remplacer la taxe professionnelle par un impôt territorial qui ne pénalise pas l’investissement et l’innovation et maintienne le lien entre les entreprises et le territoire où elles sont implantées,
  • garantir l’autonomie fiscale des élus locaux,
  • renforcer la péréquation entre collectivités.

2. Nous récusons le projet de fusion des élus régionaux et départementaux, sous le vocable «conseillers territoriaux». Ce projet est dangereux car :

  • il fragiliserait la région en envoyant siéger au Conseil régional les élus des départements. En supprimant le lien direct avec les électeurs, on diminue la Région alors qu’il faudrait la renforcer. Les régions ne doivent pas devenir des fédérations de super-cantons, mais au contraire garder leur dynamique propre pour un développement économique et aménagement du territoire cohérent.
  • il priverait les élus départementaux des relations de proximité qui font la force des départements dans leurs interventions sociales au bénéfice des personnes âgées, handicapées, des familles, des personnes en situation de précarité.
  • Nous voulons au contraire renforcer chaque collectivité car chacune a son utilité, en clarifiant les compétences des régions et départements et en désignant des chef de file pour les compétences partagées, au demeurant marginales dans les budgets régionaux et départementaux.

3. Le projet de Grand Paris qui recréerait l’ancien département de la Seine, cumule les inconvénients:

  • il priverait la métropole parisienne d’une vision stratégique de son développement qui doit s’étendre au-delà des trois départements de la petite couronne, vers les zones d’activités des aéroports, vers le plateau de Saclay, vers les villes nouvelles,
  • il nuirait à l’efficacité et à la pertinence des politiques de proximité en transférant au Grand Paris les compétences sociales des départements qui seront supprimés et les compétences des intercommunalités. On imagine le Grand Paris décider la pertinence de l’attribution du RMI ou de l’APA en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, ou encore de l’utilité d’une  piscine intercommunale dans le Val-de-Marne !
  • il irait à rebours de l’évolution souhaitable vers une généralisation de l’intercommunalité en supprimant celle qui existe déjà et en interdisant d’en créer de nouvelles.

Le syndicat mixte Paris-Métropole est au contraire la bonne formule pour garantir à la métropole parisienne une vision stratégique, et aux départements et intercommunalités la pertinence de politiques de proximité.

4. Nous voulons également terminer les intercommunalités en fixant une date butoir et que l’on puisse élire au suffrage universel les exécutifs des intercommunalités, soit en adoptant le système Paris-Lyon-Marseille, soit par un système mixte associant l’élection au suffrage universel direct du conseil intercommunal et la représentation des maires.

Notre réforme contrairement à celle du gouvernement est de nature à satisfaire des priorités utiles au pays et à nos concitoyens : la réduction des disparités territoriales et des inégalités sociales, conditions essentielles à la compétitivité renforcée; l’efficacité accrue des politiques publiques; le renforcement de la démocratie locale.

Ne nous laissons pas berner par un discours faussement moderniste et réellement rétrograde. Faisons prévaloir les vrais enjeux à appréhender et exigeons, avant tout, le temps nécessaire à une concertation approfondie.


Communiqué d’Elisabeth GUIGOU
Secrétaire nationale en charge de la réforme de l’Etat, des collectivités territoriales et des finances locales
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Par psprovins77
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Jeudi 2 avril 2009

Le Président de l’Assemblée des départements de France, Claudy LEBRETON, a réuni ce jour une assemblée générale exceptionnelle regroupant les 102 présidents de conseils généraux, à la veille de la Conférence Nationale des Exécutifs (CNE) convoquée par le Premier ministre, pour débattre de la réforme des collectivités territoriales.

Les 102 Présidentes et Présidents, ensemble, se sont accordés pour dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’économie des 20 propositions transmises par le Comité BALLADUR au Président de la République. Ils apprécient, en revanche, les premières préconisations de la mission sénatoriale.

Au-delà du caractère inopportun de ces propositions en période de crise, celles-ci s’articulent autour de deux appréciations sur lesquelles les départements ont des divergences fondamentales : le jugement sur la décentralisation complexe, trop dépensière, pas adaptée aux besoins des citoyens ; la théorie des couples, qui marie départements et régions sans vision de l’organisation territoriale de notre République.

La France a effectivement besoin d’une réforme de son modèle d’action publique, les présidents de départements sont d’ailleurs favorables à y participer, mais les conditions de ce débat (négociation, concertation) ne sont pas suffisamment réunies.

La réforme des collectivités locales ne peut aboutir qu’à l’issue d’un débat auquel seraient associés étroitement les élus locaux et leurs représentants, dans le cadre du parlement.

Par ailleurs, si les départements, par leur mobilisation, peuvent se féliciter d’avoir su convaincre les pouvoirs publics de cette obligation de négocier, ils n’accepteront pas que les trois principes intangibles de leur plate-forme soient remis en cause :

- Ils considèrent comme non négociable la suppression de la clause générale de compétence, qui découle du principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales.

- La reconnaissance de deux blocs de collectivités en France : le bloc de la proximité, incarné par les communes, les intercommunalités et les départements ; le bloc du développement et des missions, composé des régions, de l’Etat et de l’Europe. Casser cette structure en essayant de fondre départements et régions consiste à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine.

- Le canton doit demeurer la circonscription électorale de proximité de l’assemblée  départementale.

Ces préalables étant reconnus, les départements seront disposés à participer à une vraie négociation avec le gouvernement sur l’élaboration d’un projet de réforme de l’organisation territoriale de la République et de la fiscalité locale qui sera débattu au parlement. Les départements porteront alors des propositions fortes en matière de clarification des compétences, de réforme fiscale et de démocratie locale. En particulier :

- La place de l’Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée.

- La réforme des finances et de la fiscalité locale doit être concomitante sur la base du rapport adopté par l’AMF, l’ADF et l’ARF, comprenant de réelles garanties d’autonomie fiscale pour les départements, notamment suite à l’annonce de la suppression prochaine de la TP.

- Ils rappellent leur attachement au scrutin uninominal, demandant le renouvellement en une fois des conseils généraux tous les six ans sur la base de cantons redécoupés pour tenir compte des évolutions démographiques.

Claudy LEBRETON, Président de l’ADF, défendra ces préalables et ces principes au nom de l’ensemble des départements demain, lors de la CNE. Il est par ailleurs mandaté pour préconiser une méthode de travail sur la réforme des collectivités qui mette autour d’une même table les représentants des trois associations et ceux de l’Etat, afin de construire un réel consensus sur cette réforme qui est la meilleur voie d'une réussite partagée.

Par psprovins77
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Jeudi 23 juillet 2009

UN RECUL SOCIAL DE 103 ANS ! 

Le Parlement a définitivement adopté, dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet, après un ultime vote du Sénat, le texte UMP sur la proposition de loi sur l'extension du travail dominical, un texte cher à Nicolas Sarkozy
 
C’est en 1906 que les salariés,  par  la  lutte, ont  obtenu  le  repos  du dimanche.  Pendant plus d’un siècle, personne  n’a osé remettre en cause cet acquis. En 2009, c’est fait !
 
         Le  travail  du  dimanche  n’est  pas  une solution pour relancer la consommation. Ce que l’on  ne  peut  pas  dépenser  en  6  jours,  on  ne pourra  pas  plus  le  dépenser  en  7.  Ce  sont  les salaires qu’il faut augmenter.
 
         Le  dimanche  est  un  élément  de  cohésion sociale permettant aux populations d’accéder  aux  loisirs,  à  la  culture  et  au  repos  en  famille.
 
Donc,  si  cela  ne  permet  pas  de  relancer  la consommation  et  si  cela  destructure  la  vie  sociale des femmes et des hommes, pourquoi travailler le dimanche ?
 
En tout cas, la question à poser est peut être la place  de  l’individu  dans  la  société.  Doit-il  être au  service  de  l’entreprise  7  jours  sur  7,  totalement flexible ?

Par psprovins77
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Dimanche 27 septembre 2009

Le service public de La Poste vous appartient : venez donner votre avis ! samedi 3 octobre de  10 h à 12 h devant le bureau de Poste PROVINS un vote est organisé par la section PS et du PCF de Provins.

 
Actuellement, La Poste est un établissement public. Premier service public de proximité, son rôle est crucial pour la collectivité et plus particulièrement en période de crise. C'est pourtant le moment choisi par le président de la République, le gouvernement et la direction de la  Poste pour transformer La Poste en société anonyme.
 
Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l'Etat a effectué ce type d'opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme, (France Telecom, EDF, GDF…), avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi,
augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires. La transformation en société anonyme constitue la première étape d'une privatisation programmée de La Poste. 
 
Gouvernements et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6 000 bureaux de poste sur 17 000 ont été “transformés” et plus de 50 000 emplois supprimés. La population est la première victime de ce désengagement ! Cela se traduit par l'espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l'allongement des files d'attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé.
 
Une privatisation de La Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers. La rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraient priorité sur l'intérêt général.
 
Un Comité national regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l'avenir de La Poste comme il en a la possibilité. Sans réponse à ce jour.

Par psprovins77
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Samedi 3 octobre 2009

Un Comité national regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques pour défendre l'avenir de la Poste.
Aujourd'hui, un référendum était organisé sur les marchés, devant les postes, dans la rue, devant les bars… ce samedi, la votation citoyenne sur la poste était visible un peu partout en France.
Provins a connu cette grande mobilisation. Ce matin, sur le marché de 10h00 à 12h00 la votation a été organisée. Le parti socialiste et le parti communiste ont permis aux concitoyens de s'exprimer sur le sujet, en ouvrant deux bureaux de vote, un sur la place Saint-Ayoul et un devant la poste de Provins.
De nombreux concitoyens ont participé à ce référendum

Voici le résultat sur Provins :

La question posée était la suivante : Le gourvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ?

Votants : 377

Exprimés : 377

OUI : 6

NON : 371

Nos concitoyens ont par cette participation exprime leur inquiétude sur l'avenir de la poste et réclament la tenue d'un vrai référendum, exclu jusqu'à présent par le gouvernement.

Par psprovins77
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