Economie

Dimanche 24 septembre 2006

Non aux profits sur le dos des consommateurs

Les tarifs domestiques doivent diminuer

 Gaz de France vient d’annoncer ses résultats à fin juin 2006. Les résultats s’envolent par rapport à fin juin 2005 : +34 % (+ 650 millions d’euros) pour le résultat d’exploitation Groupe, + 35 % (+ 450 millions d’euros) pour le résultat d’exploitation de Gaz de France SA (activité en France). Le résultat net du Groupe progresse de plus de 40 % passant de 1,2 milliard d’euros à fin juin 2005 à 1,7 milliard d’euros à fin juin 2006.

 La forte progression du résultat de l’activité en France est la suivante : (CA : 1 1724 millions d’euros, soit +31 %. Résultat d’exploitation : 10 447 millions d’euros, soit +45,7 %. Bénéfice net : 1 612 millions d’euros, soit +56 %.

 L’essentiel de la progression du résultat de l’activité France (GDF S.A.) est dû à la progression de la marge gaz (différence entre prix de vente et prix d’achat du gaz) qui progresse de près de 400 M€ sur le premier semestre, soit plus 13 %. Cette progression fait suite à la croissance de la marge de 6 % en 2005.

 Elle est due à la hausse des tarifs du gaz de près de 26 % en un an (juillet 2005-mai 2006). Selon la Direction de Gaz de France, ces hausses étaient insuffisantes pour compenser la hausse des coûts d’achat du gaz. Comme à fin 2005, les comptes montrent qu’il n’en est rien. On est loin des affirmations du Président de Gaz de France indiquant que l’entreprise vendait à pertes. On est loin aussi de ses promesses que l’objectif de Gaz de France était de fournir le gaz le moins cher possible.

 Ces résultats confirment que l’objectif de la Direction de Gaz de France est d’augmenter la rentabilité financière pour les actionnaires. A ceux qui pensent que la privatisation ne change rien aux tarifs, voilà une nouvelle démonstration du contraire. D’autant que les actionnaires demandent déjà un triplement des dividendes.

 Derrière ces hausses se profile le véritable enjeu du débat actuel autour du projet de fusion-privatisation de Gaz de France : faire disparaître les tarifs administrés au profit de contrats indexés sur les marchés libres qui, rappelons le, selon le dernier rapport du régulateur, atteignent des prix deux fois plus élevés que ceux des contrats de long terme de Gaz de France. Ce qui conduirait à des hausses vertigineuses de tarifs -et une croissance tout aussi vertigineuse des résultats financiers- à l’instar de ce qui s’est passé pour l’électricité.

 C’est bien cette disparition des tarifs administrés que demandent tant l’AFG (l’Association Française du Gaz dont Gaz de France est le principal membre) dans son communiqué de presse du 1er septembre 2006, que l’Uprigaz (Union professionnelle des industries privées du gaz dont Suez est un des principaux membres) dans le Bulletin de l’Industrie Pétrolière du 27 juin 2006.

 Les usagers, les citoyens et les élus doivent se mobiliser contre ce hold-up du service public au profit des actionnaires privés : ce sont les usagers et le personnel qui auraient à payer la rançon.

 Le service public du gaz a montré son efficacité en assurant la sécurité d’approvisionnement au moindre coût. L’heure est à son renforcement et non à son démantèlement.

Par Cgt nogent
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Lundi 11 juin 2007
Les syndicats contre les heures supplémentaires
Les confédérations syndicales CGT, CFDT et CFE-CGC "se prononcent contre le projet de loi prévoyant la défiscalisation des heures supplémentaires et des allègements de cotisations sociales", dans une déclaration commune publiée jeudi. Outre "un coût de plusieurs milliards d'euros qui sera supporté par l'ensemble de la collectivité", les trois syndicats estime que ces mesures "vont accroître les inégalités et ne garantissent pas de retombées positives pour l'emploi". Particulièrement remontée, la CFE-CGC "constate avec effarement qu'il est proposé à un million de salariés soumis au forfait en jours de renoncer à leurs jours de repos, au-delà du plafond de 218 jours, pour bénéficier des exonérations promises et de la valorisation de ces journées". Selon elle, "ces salariés forfaités travaillent déjà au-delà des limites légales du travail (2.600 heures au lieu de 1.607 heures pour les autres salariés)" et "l'actualité démontre que ce phénomène est à l'origine d'un développement du stress professionnel, voire des suicides". 

Le Médef regrette des effets incertains pour les TPE
L'avant-projet de loi portant sur "le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat" suscite des jugements mitigés du Medef. Ce texte "apparaît stimulant pour chacun: le salarié, l'investisseur, l'entrepreneur et celui qui aspire à devenir propriétaire", selon l'organisation patronale. Le Medef se réjouit du fait qu'il "encourage le développement des TPE et des PME en créant des conditions favorables au renforcement de leurs fonds propres" à travers la conversion possible des sommes dues au titre de l'ISF en investissement dans les petites et moyennes entreprises dans la limite de 50.000 euros. Par ailleurs, "en défiscalisant et détaxant les heures supplémentaires, il reflète la prise de conscience collective d'un coût du travail trop élevé qui pénalise l'entreprise comme le salarié", selon le texte. "Toutefois, et en l'état actuel de nos informations, les effets espérés pour les TPE et PME de moins de 20 salariés restent incertains", souligne le communiqué. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises a également jugé que les exonérations de charges envisagées n'étaient pas assez incitatives pour ces entreprises. Selon le baromètre des PME et TPE de l'Ordre des Experts-Comptables publié jeudi, la mesure sur les heures supplémentaires serait approuvée par 83% des dirigeants interrogés (patrons de très petites entreprises (TPE), entre 0 et 19 salariés, et de petites et moyennes entreprises (PME), entre 20 et 249 salariés), et même par 90% des seuls patrons de PME.

Le Snui dénonce  le caractère inégalitaire de la réforme
Le Syndicat national unifié des impôts (Snui) estime que la réforme des droits de succession et de donation prévue par le gouvernement "profitera pleinement aux patrimoines les plus importants", risquant d'accroître les inégalités. Le syndicat note par ailleurs que l'abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% des revenus au lieu de 60% et sa prise en compte de la CSG et la CRDS, occasionnera "à revenus et patrimoine inchangés, un remboursement sensiblement plus important" de trop-perçus d'impôt, et ce "en dehors de toute idée de mérite ou de création de richesse". En revanche, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour la résidence principale "est une mesure équitable car il peut profiter aux non-imposables".

Emprunts immobiliers : accueil mitigé des professionnels
Le crédit d'impôt prévu pour encourager l'accession à la propriété devrait aider certains ménages à se lancer mais aura un impact assez limité et ne suffira pas à faire de la France "un pays de propriétaires", estimaient jeudi les professionnels de l'immobilier. Pour Marc Pietri, PDG de Constructa (promotion immobilière), interrogé par l'AFP, "on ne peut pas se plaindre d'une mesure qui va permettre de resolvabiliser une certain clientèle". Toutefois, estime-t-il, "cette mesure n'est pas de nature à faire qu'en France nous serons un pays de propriétaires". Selon lui, "il faut produire mieux et moins cher", ce qui pose la question "du foncier et de l'aménagement du territoire". "Tout ce qui aide à solvabiliser les futurs acquéreurs est une bonne mesure", affirme pour sa part à l'AFP Alain Dinin, PDG de Nexity, premier promoteur de France. Mais, "ce n'est clairement pas avec ces mesures que l'on va résoudre le problème du logement qui est beaucoup plus complexe".

Pour Bayrou, les mesures fiscales "ne sont pas financées"
François Bayrou a affirmé jeudi au micro de France info que les mesures fiscales annoncées par le gouvernement "ne sont pas financées". Le leader du Mouvement Démocrate (MoDem) estime qu'elles vont se traduire "par une aggravation du déficit et par un report sur d'autres catégories sociales de prélèvements fiscaux". Evoquant la détaxation et la défiscalisation des heures supplémentaires, le responsable centriste s'est demandé comment le gouvernement entendait "financer les retraites et la sécurité sociale si une partie du travail échappe" aux charges et cotisations sociales.

Royal : "Sarkozy prépare la France des rentiers"
Ségolène Royal a estimé jeudi à Béthune (Pas-de-Calais) que les mesures fiscales prévues par Nicolas Sarkozy préparaient "la France des rentiers contre la France du travail". L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a estimé que "les catégories populaires (avaient) été flouées d'une certaine façon par les promesses de Nicolas Sarkozy", et a dénoncé les "20 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus privilégiés". "Il faudra, compte tenu de l'endettement de la France, trouver le moyen de les payer. Ils seront payés par vous tous, par nous tous, par l'augmentation de la TVA (..) impôt le plus injuste, qui frappe les catégories populaires et les classes moyennes", a-t-elle affirmé.
Par psprovins77
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Lundi 21 avril 2008

 Après les augmentation, sans concertation, du prix du gaz, après le cafouillage de la suppression de la carte « famille nombreuse » puis du retour des tarifs sociaux à la SNCF,  et la nouvelle annonce de nouveaux déremboursements de santé (le remboursement des frais d'otique), avec report sur les mutuelles, chaque semaine connaît son lot d’annonce mettant à mal le pouvoir d'achat des français.

Devant la protestation des français le gouverment temporise mais comment ne pas imaginer que dès que le soufflet sera retombé, le gouvernement essayera à nouveau de s’attaquer à ce qu’il estime être une dépense de trop pour l’État ? Rien que le fait d’avoir émis cette hypothèse illustre clairement la façon dont Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent équilibrer leur budget : faire payer à tous les Français les réformes bénéficiant aux plus nantis.

Alors que l’on a la confirmation que la croissance 2008 sera encore plus faible que prévue (1,6%), le paquet fiscal apparaît comme un boulet pour la France. Le gouvernement n’arrive pas à définir une politique économique claire et globale. Il met en danger les retraités, les salariés et les collectivités locales.

Malheureusement, ces décisions sont symptomatiques du double langage tenu par le gouvernement. D’un côté, il réfute l’idée d’un plan de rigueur et de l’autre, il multiplie les hausses de prélèvements ;Les français aux revenus modestes sont entrain de faire la triste expérience du double langage de  Nicolas Sarkozy qui s’était autoproclamé « Président du pouvoir d’achat ». Il aurait dû préciser qu’il s’agissait seulement du pouvoir d’achat des plus favorisés.

Par psprovins77
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Samedi 8 novembre 2008

Le 3 novembre 2008

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale. 2009 était dès l’origine insuffisant, décalé au regard de la détérioration de la situation sociale et économique. Ses hypothèses économiques étaient largement infondées. L’amendement issu des rangs de l’U. M. P à l’Assemblée Nationale, et accepté par le gouvernement, visant à repousser l’âge de la retraite au-delà de 65 ans, confirme les réflexes rétrogrades de cette majorité parlementaire. Cette initiative intervient sans la moindre concertation ni dialogue social avec les partenaires sociaux. Elle sonne surtout comme une provocation compte tenu de la réalité sociale.

Le chômage progresse à nouveau. Il touche les jeunes de moins de 25 ans avec un taux de chômage de plus de 20 %. Mais aussi les plus de 55 ans directement visés par les plans sociaux en cascades et les mises en chômage technique, en particulier dans l’industrie et le bâtiment. Le taux d’activité des plus de 55 ans stagne à 38 % soit l’un des chiffres les plus bas de l’union européenne. Il n’a pas évolué depuis 5 ans. Comment dans ces conditions évoquer la possibilité de faire travailler des salariés de plus de 65 ans ? Comment prendre ainsi le risque de retarder, encore davantage, l’entrée de dizaines de milliers de jeunes dans la vie active ?

La proportion de salariés partant en retraite à taux plein s’affaiblit en raison de l’aggravation de la précarité salariale et professionnelle. Ce pourcentage pourrait même descendre à nouveau dans les années à venir. 50 % des retraites perçoivent une pension inférieure ou très inférieure au SMIC. 1 million des 13,5 millions de retraites se situent sous le seuil de pauvreté. Toutes les retraites perdent du pouvoir d’achat depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat.

Les négociations sur la pénibilité n’ont pas abouti, faute de volonté politique. L’écart d’espérance de vie selon les métiers exercés atteint près de 10 ans. 5 ans d activité professionnelle au-delà de 60 ans mettraient en péril le mouvement général de progrès de l’espérance de vie, observé depuis un quart de siècle, grâce en partie à la conquête de la retraite à 60 ans. Le PS voit dans cet amendement une opération de diversion, destinée à masquer la gravité de l’échec de la politique de la droite sur les retraites depuis 6 ans. Il demande son retrait pur et simple.


Communiqué du Parti socialiste

Par psprovins77
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Mercredi 10 décembre 2008

Le Parti socialiste demande au gouvernement de proposer aux partenaires sociaux un allongement de la durée d’indemnisation du chômage

Le 10 décembre 2008


Alors que la crise économique s’amplifie et que les destructions d’emplois se multiplient, le Medef veut réduire la durée et durcir les conditions d’indemnisation du chômage, dans le cadre de la renégociation de la convention Unedic.Au moment où la crise accroît les difficultés pour retrouver un emploi et diminue le pouvoir d’achat des salariés licenciés, une telle évolution est impensable.

A l’opposé, le Parti socialiste demande au gouvernement de proposer aux partenaires sociaux un allongement de la durée d’indemnisation du chômage, comme le prévoit le manifesto que vient d’adopter le Parti Socialiste Européen. Une telle décision permettrait de soutenir le pouvoir d’achat des Français en cette période de crise majeure, de façon efficace et juste, puisqu’en période de crise le retour à l’emploi est plus long.

Compte tenu des conséquences de la crise sur la situation financière de l’Unedic, l’Etat se doit de faire jouer la solidarité nationale et donc de compenser le coût d’un allongement de la durée d’indemnisation, permettant ainsi aux partenaires sociaux d’adopter une mesure nécessaire à la justice sociale.

Le Parti socialiste demande également au gouvernement de généraliser à tous les bassins d’emploi les contrats de transition professionnelle, afin de protéger les salariés victimes des grands licenciements économiques.


Communiqué d’Alain VIDALIES,

Secrétaire national au Travail et à l’Emploi
Par psprovins77
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