Le Président de l’Assemblée des départements de France, Claudy LEBRETON, a réuni ce jour une assemblée générale exceptionnelle regroupant les 102 présidents de conseils généraux, à la veille de la Conférence Nationale des Exécutifs (CNE) convoquée par le Premier ministre, pour débattre de la réforme des collectivités territoriales.

Les 102 Présidentes et Présidents, ensemble, se sont accordés pour dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans l’économie des 20 propositions transmises par le Comité BALLADUR au Président de la République. Ils apprécient, en revanche, les premières préconisations de la mission sénatoriale.

Au-delà du caractère inopportun de ces propositions en période de crise, celles-ci s’articulent autour de deux appréciations sur lesquelles les départements ont des divergences fondamentales : le jugement sur la décentralisation complexe, trop dépensière, pas adaptée aux besoins des citoyens ; la théorie des couples, qui marie départements et régions sans vision de l’organisation territoriale de notre République.

La France a effectivement besoin d’une réforme de son modèle d’action publique, les présidents de départements sont d’ailleurs favorables à y participer, mais les conditions de ce débat (négociation, concertation) ne sont pas suffisamment réunies.

La réforme des collectivités locales ne peut aboutir qu’à l’issue d’un débat auquel seraient associés étroitement les élus locaux et leurs représentants, dans le cadre du parlement.

Par ailleurs, si les départements, par leur mobilisation, peuvent se féliciter d’avoir su convaincre les pouvoirs publics de cette obligation de négocier, ils n’accepteront pas que les trois principes intangibles de leur plate-forme soient remis en cause :

- Ils considèrent comme non négociable la suppression de la clause générale de compétence, qui découle du principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales.

- La reconnaissance de deux blocs de collectivités en France : le bloc de la proximité, incarné par les communes, les intercommunalités et les départements ; le bloc du développement et des missions, composé des régions, de l’Etat et de l’Europe. Casser cette structure en essayant de fondre départements et régions consiste à en finir avec ce qui fait la force de la décentralisation républicaine.

- Le canton doit demeurer la circonscription électorale de proximité de l’assemblée  départementale.

Ces préalables étant reconnus, les départements seront disposés à participer à une vraie négociation avec le gouvernement sur l’élaboration d’un projet de réforme de l’organisation territoriale de la République et de la fiscalité locale qui sera débattu au parlement. Les départements porteront alors des propositions fortes en matière de clarification des compétences, de réforme fiscale et de démocratie locale. En particulier :

- La place de l’Etat dans le débat sur la clarification des compétences ne saurait être éludée.

- La réforme des finances et de la fiscalité locale doit être concomitante sur la base du rapport adopté par l’AMF, l’ADF et l’ARF, comprenant de réelles garanties d’autonomie fiscale pour les départements, notamment suite à l’annonce de la suppression prochaine de la TP.

- Ils rappellent leur attachement au scrutin uninominal, demandant le renouvellement en une fois des conseils généraux tous les six ans sur la base de cantons redécoupés pour tenir compte des évolutions démographiques.

Claudy LEBRETON, Président de l’ADF, défendra ces préalables et ces principes au nom de l’ensemble des départements demain, lors de la CNE. Il est par ailleurs mandaté pour préconiser une méthode de travail sur la réforme des collectivités qui mette autour d’une même table les représentants des trois associations et ceux de l’Etat, afin de construire un réel consensus sur cette réforme qui est la meilleur voie d'une réussite partagée.


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On en peut pas tenir deux discours ni occulter un contexte de crise qui touche tout le monde....
Les élus de Savins ont pris le pari de ne pas augmenter les impôts et de travailler sur des économies de fonctionnement pour trouver leur marge de manoeuvre et d’investissement.
D’autres collectivités dont nous dépendons, dont le département, seront obligées d’augmenter leur part dans des logiques pouvant être contestables mais qui restent malgré tout raisonnables. Pour autant, les élus ne peuvent cautionner des augmentations dythirambiques et non fondées. Il en va ainsi pour le Sictom (le syndicat s’occupant de la collecte des ordures) et le Smetom, (le syndicat s’occupant du traitement des déchets).

Ci-aprés, un texte cosigné par les maires de Donnemarie Dontilly, Poigny et Savins mais qui reflète aussi ce que d’autres élus pensent !

"Le 18 mars 2009 à Nangis, le Sictom ( syndicat pour la collecte) et le Smetom (syndicat pour le traitement) ont débattu des orientations budgétaires pour 2009. De mémoire de délégué, jamais un débat n’avait été aussi animé, il y avait de quoi ! De nombreux élus s’interrogeaient sur la lecture des documents fournis ; elle n’était pas la même pour tous. Il est vrai que tant de chiffres, de pourcentages, dont certains erronés ou contradictoires ne pouvaient concourir à la clarté. Deux propositions essentielles du Président ont été contestées : l’augmentation de la participation au Sytradem (Provins et Montereau pour la construction de l’usine d’incinération) de près de 400 %, soit plus 3 millions € provisionnés chaque année. Au bout de 4 ans, le Sytradem aura accumulé 12 millions € alors qu’il n’aura remboursé qu’environ la moitié. Plus tard , un emprunt complémentaire justifiera à ce moment là la provision. De nombreux maires et délégués s’insurgèrent contre cette augmentation brutale qui, dès 2009, se répercutera sur la taxe des ordures ménagères. Une précision : en 2009, on prélèvera aux foyers du Sytradem 3 millions € pour aucun remboursement correspondant. Ils ont proposé une provision moindre et progressive (cela équivaut à environ 70€ par foyer sur Savins). Par ailleurs les membres demandèrent la révision à la baisse du fonctionnement du Smetom, la modernisation de la collecte devant aller dans ce sens.

Le 20 mars à Provins, les délégués se réunissaient de nouveau pour voter le budget en espérant un infléchissement de la pression fiscale. Peine perdue, le débat du 18 n’aura servi à rien. Les budgets étaient présentés sans tenir compte des demandes. Le budget du Smetom (+52%) fut voté par 23 voix pour, 13 voix contre et 4 abstentions. Le budget du Sictom n’a pu être voté en raison d’erreurs dans son établissement. A priori, on s’achemine vers une augmentation des cotisations communales de 30 à 40%, à relativiser si la population communale a sensiblement évolué. Ces + 30 à 40% au Sictom seront répercutés sur la taxe des ordures ménagères à bien des égards injustes. Certains foyers verront le montant de cette taxe supérieur à celui de la taxe foncière !

A la télévision, des messages publicitaires invitent les consommateurs à faire « maigrir » leurs poubelles. Ne pourrait-on pas au Sictom et ailleurs lancer une véritable politique de prévention et de réduction des déchets ? Sinon cela va déborder… !"

Ce qui est clair, c’est que nous ne cautionnons pas et que les élus délégués dans les deux syndicats restent vigilants.


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Dans quelques jours, en principe,  le Comité BALLADUR mis en place par Nicolas SARKOZY à l’automne dernier, rendra ses conclusions sur la réforme du statut des collectivités territoriales. Ce que l’on sait du projet de rapport soulève les plus vives inquiétudes.

1. La suppression de la taxe professionnelle annoncée par le président de la République sans proposer aux collectivités une ressource alternative qui leur assure des recettes dynamiques liées à l’activité économique, a été dénoncée par les élus des collectivités de gauche mais aussi de nombreux élus de droite. Nous demandons une réforme de la fiscalité locale qui rétablisse la justice fiscale et s’attaque aux inégalités territoriales, dans les villes comme dans les campagnes. Nous travaillons à une réforme qui vise à:

  • garder l’équilibre entre la fiscalité locale sur les ménages et sur les entreprises,
  • rendre la fiscalité locale plus progressive et plus favorable à l’activité économique,
  • rendre plus juste la taxe d’habitation,
  • remplacer la taxe professionnelle par un impôt territorial qui ne pénalise pas l’investissement et l’innovation et maintienne le lien entre les entreprises et le territoire où elles sont implantées,
  • garantir l’autonomie fiscale des élus locaux,
  • renforcer la péréquation entre collectivités.

2. Nous récusons le projet de fusion des élus régionaux et départementaux, sous le vocable «conseillers territoriaux». Ce projet est dangereux car :

  • il fragiliserait la région en envoyant siéger au Conseil régional les élus des départements. En supprimant le lien direct avec les électeurs, on diminue la Région alors qu’il faudrait la renforcer. Les régions ne doivent pas devenir des fédérations de super-cantons, mais au contraire garder leur dynamique propre pour un développement économique et aménagement du territoire cohérent.
  • il priverait les élus départementaux des relations de proximité qui font la force des départements dans leurs interventions sociales au bénéfice des personnes âgées, handicapées, des familles, des personnes en situation de précarité.
  • Nous voulons au contraire renforcer chaque collectivité car chacune a son utilité, en clarifiant les compétences des régions et départements et en désignant des chef de file pour les compétences partagées, au demeurant marginales dans les budgets régionaux et départementaux.

3. Le projet de Grand Paris qui recréerait l’ancien département de la Seine, cumule les inconvénients:

  • il priverait la métropole parisienne d’une vision stratégique de son développement qui doit s’étendre au-delà des trois départements de la petite couronne, vers les zones d’activités des aéroports, vers le plateau de Saclay, vers les villes nouvelles,
  • il nuirait à l’efficacité et à la pertinence des politiques de proximité en transférant au Grand Paris les compétences sociales des départements qui seront supprimés et les compétences des intercommunalités. On imagine le Grand Paris décider la pertinence de l’attribution du RMI ou de l’APA en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, ou encore de l’utilité d’une  piscine intercommunale dans le Val-de-Marne !
  • il irait à rebours de l’évolution souhaitable vers une généralisation de l’intercommunalité en supprimant celle qui existe déjà et en interdisant d’en créer de nouvelles.

Le syndicat mixte Paris-Métropole est au contraire la bonne formule pour garantir à la métropole parisienne une vision stratégique, et aux départements et intercommunalités la pertinence de politiques de proximité.

4. Nous voulons également terminer les intercommunalités en fixant une date butoir et que l’on puisse élire au suffrage universel les exécutifs des intercommunalités, soit en adoptant le système Paris-Lyon-Marseille, soit par un système mixte associant l’élection au suffrage universel direct du conseil intercommunal et la représentation des maires.

Notre réforme contrairement à celle du gouvernement est de nature à satisfaire des priorités utiles au pays et à nos concitoyens : la réduction des disparités territoriales et des inégalités sociales, conditions essentielles à la compétitivité renforcée; l’efficacité accrue des politiques publiques; le renforcement de la démocratie locale.

Ne nous laissons pas berner par un discours faussement moderniste et réellement rétrograde. Faisons prévaloir les vrais enjeux à appréhender et exigeons, avant tout, le temps nécessaire à une concertation approfondie.


Communiqué d’Elisabeth GUIGOU
Secrétaire nationale en charge de la réforme de l’Etat, des collectivités territoriales et des finances locales
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Mardi 20 janvier, lors de la visite de M. Sarkozy à Provins beaucoup d’annonces ont été faites concernant les infrastructures sur notre secteur par l’amélioration des équipements : Elargissement du gabarit de la seine, aménagements routiers et ferroviaires.

On allait voir ce qu’on allait voir, les engagements étaient annoncés.

Curieux, nous sommes allés voir sur le plan de relance du gouvernement, lancé à grand renfort de pub, …..dame des promesses faites  par le chef de l’Etat !

Mais à notre au grand désespoir, nous n’avons rien trouvé pour Provins et son secteur.
Pas d’investissement en ce qui concerne la ligne SNCF Paris-Provins (ah si tout de même « Concernant les infrastructures ferroviaires, un montant total de 3,2 M€ sera consacré en 2009 hors plan de relance notamment pour la poursuite d’opérations préliminaires à l’électrification de la ligne ferroviaire Paris-Bâle sur la section Gretz-Troyes»). Belle annonce en vérité car ces opérations préliminaires (on est encore loin de la mise en service) faisaient déjà l’objet d’une inscription au contrat de plan Etat-Région. (ndlr : de plus, cette information se trouve dans la fiche consacrée à la Champagne Ardenne

Qu’à cela ne tienne, il y avait sûrement quelque chose pour les routes ?
Mais la seule chose qui apparait sur se plan de relance c’est : (dépt 77) RN4 - Réaménagement du carrefour Prévers à Vaudoy en Brie.

Mais au fait, ça aussi c’était déjà programmé.

Alors c’était sûr, il y avait quelque chose pour la Seine à grand gabarit !
Et bien non, rien sur l’élargissement du gabarit de la Seine.

Cela confirme l’analyse des Socialistes du secteur qui, au lendemain de la visite de M. Sarkozy, estimaient que ce n’était juste qu’une page de communication pour les responsables UMP du secteur.

Nous attendons toujours l’engagement de l’Etat sur ces dossiers !

Certains parlent beaucoup pendant que d’autres agissent, et nous vous rappelons que :

-          Le conseil régional a déjà investi 112.8 M€ pour l’achat des autorails bi-mode qui sont maintenant en circulation sur la ligne.

-          Le Conseil général de Seine en Marne a créé une enveloppe de 36,5M€ pour accompagner les efforts de la région sur ce dossier.

Vous pouvez vérifier vous-même sur le site ″relance.gouv.fren″ cliquant sur le lien ; http://actualites.relance.gouv.fr/category/projets/


Une fois de plus, les habitants du secteur ont encore été pris pour des …. Métallurgistes de Gandrange et ont eu droit aux mêmes promesses.


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Mardi 20 janvier Provins est bouclé !  Nicolas Sarkozy vient à Provins. On se croirait dans un camp retranché à tous les coins de rue une escouade de policiers surveille, fouille et contrôle les citoyens. On est dans une république bananière où l’ultra sécurité  tue la Liberté comme dit « Télérama ». Pourtant, le « Terroriste » est, encore, en prison et comme la ligne SCNF de Provins n’est pas électrifiée, on ne craint rien pour nos caténaires.

Que vient-il faire notre bouillonnant président ? Des annonces pour améliorer la vie de nos concitoyens, Non ! Des promesses, des promesses …

             « Nous allons redynamiser le secteur pour compenser le départ du 2ème  régiment de Hussards de Sourdun : Installation du SETRA, Internat d’excellence » …

Pensez-vous, que des ingénieurs du SETRA attirés par le « cadre de vie » du secteur vont venir à Sourdun ? On peut toujours rêver : plus de 3 heures de transport par jour sur une ligne de chemin de fer que L’ETAT n’a jamais amélioré et vous n’êtes pas encore à Sourdun ou alors croyez-vous (même si notre président frappe de ses petits poings sur la table et annonce qu’ils viendront coûte que coûte) que les ingénieurs du SETRA vont abandonner maison, scolarité des enfants, emploi de leur femme pour venir tenter l’expérience aux fins fonds de l’Ile de France et s’implanter sur le secteur ?        Vous le feriez, vous ???

            L’internat d’excellence : 150 à la rentrée 2009 … on peut y croire mais avec la suppression des postes de professeurs et la diminution des moyens de l’Education nationale on nous leurre. Je ne vois pas bien qui va pouvoir venir s’occuper de ces nouveaux occupants de la caserne (à part les représentants de Coca-Cola). On va bientôt voir fleurir dans les propositions d’emploi chez tous les « Amis » de notre président : « recherche prof musclé pour internat isolé aux frontières  de l’Ile de France »

            Quant au discours : populiste « on va les mettre au travail » encore faut-il qu’il y en ait du travail sur le secteur (on échappe de peu à Famille et Patrie).

           Au lieu de satisfaire, encore, les Banques et de les récompenser de toutes leurs turpitudes, il serait préférable de s’occuper de ceux qui souffrent et vont souffrir de la crise ; les banquiers ne nous faisons pas trop de soucis pour eux. Ils vont vite récupérer leurs pertes sur le dos de leurs clients mais les habitants du secteur, eux, que vont-il devenir ? Les commerçants vont-ils résister au manque à gagner ? Allons-nous voir notre secteur dépérir comme après le départ des militaires de Romilly sur Seine (Aube) ?

L’avenir nous dira si les promesses seront tenues !

           Pour nous socialistes, la visite de Sarkozy est juste une page de communication pour les responsables UMP du secteur. Elle a aussi comme fonction de rappeler aux sympathisants et aux  militants de l’UMP (certains frondent un peu en ce moment) que le Patron c’est Lui, et non pas les potentats locaux même si certains ont tendance à le faire croire. Il est hors de question qu’on Lui impose des choses et c’est Lui qui décide un point c’est tout !  

Morale de l’histoire à trop vouloir être le calife à la place du calife on se fait taper sur les doigts même avec quelques compliments comme pommade !


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