La Gauche contre la Droite : enfin !

Pendant toute la campagne du 1er tour, la Droite, Bayrou, les grands médias,
les instituts de sondage ont fait en sorte que passe à la trappe le clivage
Gauche-Droite, ce clivage fondamental qui traverse toute notre société.

Sarkozy s¹est réclamé de Jaurès et de Blum.

Bayrou s¹est présenté, avec la complicité de tous les grands médias,  comme
un homme du « centre », qui n¹avait rien à voir avec le bilan de la majorité
UMP-UDF entre 2002 et 2007. Sarkozy lui-même l¹a dénoncé comme étant un  «
homme de gauche ».

Les instituts de sondage, les principaux médias ont présenté la candidature
de Bayrou comme celle du « vote utile ». Le vote pour le seul candidat
capable de battre Sarkozy. Ils ont utilisé à cette fin des sondages de
second tour qui n¹ont aucune valeur quand le 1er tour n¹a pas eu lieu. La
preuve vient d¹ailleurs d¹en être une nouvelle fois apportée. Cette campagne
éhontée explique pourquoi Bayrou est passé de 6,84 % des suffrages en 2002 à
18,55 % en 2007.

Mais tout cela, les grands médias l¹ont oublié dés le soir du 1er tour. Il
suffisait d¹écouter la façon dont leurs porte-paroles animaient les débats,
dimanche soir, pour s¹en convaincre.

Au mieux, ces porte-paroles n¹avaient plus le moindre souvenir de leur
campagne pour le vote utile en faveur de Bayrou. Campagne sans laquelle ce
personnage en serait resté à ces 6,8 % de 2002.  Aucun de ces porte-paroles
ne soulignait le fait que, sans cette campagne de tous les grands médias
pour Bayrou, c¹est la gauche qui aurait bénéficié des 2,3 millions de voix
supplémentaires qui se sont portées sur Bayrou. Ségolène Royal aurait,
vraisemblablement, été la  grande bénéficiaire du « vote utile » (45 % des
voix de Bayrou selon les derniers sondages, soit 8,5 % du total des
suffrages). Elle aurait alors obtenu de 34 à 35 % des voix dès le 1er tour.
A moins qu¹une partie de ces voix, en raison d¹une pression moins forte pour
le « vote utile » en faveur de Ségolène Royal, ne se soit allée aux
candidats de la « gauche de la gauche ».   Mais, dans tous les cas, le total
des voix de gauche aurait avoisiné les 45 % ce qui aurait été beaucoup plus
conforme à la réalité du rapport de forces.

Au pire, ces porte-paroles comptabilisent carrément les voix de Bayrou comme
étant des voix de  droite, oubliant ce qu¹ils clamaient la veille : à quel
point cet homme-là était en dehors de toute classification et planait
au-dessus du clivage Gauche-Droite !

 
La réalité est à l¹opposé de ces commentaires intéressés

L¹opération Bayrou a totalement échoué. De la « révolution orange », il ne
reste plus que la pelure. A peine de quoi mijoter un peu de confiture
d¹orange amère pour tenir pendant les cinq années à venir.

Contrairement à ce qu¹affirment, là encore, les commentateurs politiques,
Bayrou ne détient aucune clé du second tour. Contrairement à ce qu¹affirment
aussi bien Libération que le Figaro ni Bayrou, ni l¹UDF ne seront les
arbitres du second tour. Les électeurs de Bayrou se soucient comme d¹une
guigne des éventuelles consignes de vote qu¹il pourrait donner. Ceux qui ont
voté pour lui parce qu¹ils le savaient à droite voteront pour Sarkozy. Ceux
(la majorité) qui avaient voté pour lui parce que les médias les
présentaient comme le seul capable de battre Sarkozy reporteront leurs votes
sur Ségolène Royale : ils n¹avaient fait qu¹instrumentaliser Bayrou sans
s¹intéresser pour autant à son projet politique.

Dans son discours du 22 avril, Ségolène Royal a donc eu parfaitement raison
de ne pas s¹adresser à Bayrou et de ne pas même prononcer son nom.  Il
n¹existe plus. Seuls existent ses électeurs et seuls nous intéressent ceux
d¹entre eux  qui ont voté pour lui parce qu¹ils voyaient là le meilleur
moyen de refuser le monde brutal que nous prépare Sarkozy.

Lionel Jospin l¹avait déjà constaté : "Le centre, c¹est comme le triangle
des Bermudes, quand on l¹atteint, on disparaît". Une fois de plus, la
démonstration vient d¹en être faite. Kouchner, Rocard  et Cohn-Bendit
seront, sans doute, les derniers à ne pas vouloir le comprendre.

Bayrou est dans une impasse : soit il appelle à voter Sarkozy et tout le
monde comprendra qu¹il n¹a jamais cessé d¹être à droite, soit il appelle à
voter Ségolène Royal et il n¹aura plus aucun élu aux législatives, tant ses
élus sont tributaires de leurs alliances avec l¹UMP.

Le plus probable est donc qu¹il disparaîtra de la scène politique (en
espérant renaître de ses cendres en 2012...), après un double saut périlleux
arrière et l¹affirmation qu¹il n¹est pas propriétaire de ses voix. Ce qui,
dans son cas, est particulièrement vrai. Ses électeurs n¹ont strictement
rien à faire de ce qu¹il dira ou ne dira pas.


La France n¹est pas de droite

Cette vision d¹une France de droite est en complète contradiction avec ce
que nous avons vécu au cours de ces dernières années. Les énormes
mobilisations sociales de 2003 et 2006 (appuyées par une large majorité de
la population). Les raclées électorales de la droite aux Régionales et aux
Européennes de 2004. La victoire du « non » au référendum sur la
Constitution européenne en 2005.

Sarkozy a fait le plein de l¹essentiel des voix de droite au 1er tour. Il
peut encore espérer gagner les voix qui se sont portées sur de Villers,
Nihous et une minorité des voix de Bayrou.

Il a également gagné un million de voix aux dépens de Le Pen. Ce n¹est pas
pour autant que les voix qui se sont portées sur Le Pen au 1er tour lui sont
acquises. Une partie (1/3 de ceux qui ne s¹abstiendront pas, selon les
derniers sondages) se reporteraient sur Ségolène Royal au second tour. Quant
aux 2/3 des voix restantes, il est évident que Le Pen fera tout son possible
pour qu¹elles ne se reportent pas sur Sarkozy.

A l¹inverse, aussi bien Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, Olivier
Besancenot qu¹Arlette Laguiller et José Bové ont appelé à battre Sarkozy et
à voter pour Ségolène Royal  au second tour. Le danger de ce côté-là est
l¹abstention.

 Selon le dernier sondage CSA, 59 % seulement des électeurs d¹Olivier
Besancenot voteraient Ségolène Royal alors que 37 % choisiraient de
s¹abstenir. Il en va certainement de même pour les électeurs d¹Arlette
Laguiller, de José Bové, voire de Marie-Georges Buffet. Ce sont ces
électeurs là qu¹il faudra convaincre en tout premier lieu et comprendre que
toute complaisance envers Bayrou et l¹UDF amplifierait le nombre
d¹abstentionnistes, non seulement à la « gauche de la gauche » mais aussi à
gauche.
De ce point de vue, il est positif que Ségolène Royal ait demandé à
rencontrer chacun de ces candidats de la « gauche de la gauche ».

Quant aux 10 à 12 % des voix qui se sont portés sur Bayrou parce que les
grands médias l¹avaient présenté comme étant  le mieux placé pour battre
Sarkozy, elles devraient, sans difficulté, se reporter sur Ségolène Royal.

Nous sommes aujourd¹hui face au clivage essentiel qui traverse notre pays :
le clivage Gauche-Droite. Nous avions été volés en 2002 du débat de fond sur
l¹avenir de notre société. Le 22 avril 2007 a, enfin, effacé le 21  avril
2002 !

Aujourd¹hui, nous pouvons mener ce débat, le seul vrai débat. Et nous
pouvons le gagner.

Pour cela, il nous faudra d¹abord convaincre  que Sarkozy est l¹un des tous
premiers responsables de la situation catastrophique dans laquelle se
trouvent les salariés de notre pays.

 Il nous faudra convaincre,  ensuite, que Sarkozy, loin d¹être en rupture
avec Chirac, Raffarin, de Villepin est leur continuité en pire,  en plus
brutal.

Il nous faudra convaincre, enfin, que les propositions de Ségolène Royal et
de Sarkozy s¹opposent, point par point.


Par Jean-Jacques Chavigné - Ecrire un commentaire - Recommander

Une rapide confrontation entre son projet de 2002 et son bilan aujourd’hui, à la fois comme député qui délègue à son suppléant et comme ministre d’une équipe gouvernementale sortante, nous permet de constater que Christian Jacob est, à la fois, l’homme du bilan, l’homme du passif et l’homme du passé….

Critique du programme de C. Jacob

Dans le préambule de son programme, il déclarait incarner pour son pays un changement et une véritable politique de droite qui :

  • Changerait la couleur rouge de beaucoup d’indicateurs : crimes et délits, violence à l’école, poids des impôts, coût du travail, avenir des retraites, nombre de chômeurs…
  • Restaurerait la sécurité des biens et des personnes sur tout le territoire national
  • Placerait la liberté d’entreprendre et la diminution de la fiscalité au cœur de l’action publique

Et, sur le canton, veillerait au développement économique dans le respect de l’identité rurale.

Un beau programme en vérité dont il laissa rapidement l’exécution à son suppléant, Ghislain Bray, qui au regard des résultats, n’avait manifestement pas les épaules suffisamment larges.

Pour autant, c’est C. Jacob qui a été élu, il est, à la fois, l’homme du bilan, l’homme du passif et l’homme du passé.

On constatera aussi que, comme bien d’autres membres du gouvernement aujourd’hui, il mélange ses rôles de ministre, président de communauté de communes, maire et candidat afin de monopoliser les médias locaux pour tout ramener à lui. Il est aussi l’homme égocentré.

L’homme du bilan
L’action de C. Jacob dans les différents gouvernements de J. Chirac, bien que discrète, restera associée au bilan global de cette mandature qui, bien que revendiquant de nombreux succès, n’en restera pas moins marquée par la couleur rouge sang de nombreux indicateurs : précarité, croissance, déficits publics, fracture sociétale aggravée - notamment avec nos jeunes -, promesses non tenues, et plus localement, dans notre circonscription, par une perte importante d’emplois, les plus mauvais scores du département en matière de chômage, une augmentation de la paupérisation…

On gardera aussi à l’esprit des méthodes de gouvernance faisant fi du débat et du dialogue social et faisant la norme d’une pratique douteuse du pouvoir, plaçant à tous les postes stratégiques de l’Etat, des hommes clés qui participent ainsi aux blocages de la société française.

C’est aussi le gouvernement dans lequel 600 m2 est la norme de l’habitat, 4 000€ le salaire moyen, 7.5 millions le nombre des français vivant avec moins de 800€ par mois.

Le bilan est donc plus que négatif et les fractures entre les élus et les français, les riches et ceux qui vivent en dessous du salaire minimum, les jeunes et la société, les seniors et la société.. se sont élargies.

L’homme du passif
Dans son projet d’une « nouvelle politique pour la France » -son programme pour 2002-, C. Jacob nous indiquait qu’il s’emploierait à combattre l’insécurité (un beau thème montée en épingle à l’époque par une presse toute acquise !) et à rétablir l’autorité de l’Etat qui doit se donner les moyens de stopper la violence.

La réponse ne fut on ne peut plus claire. Kharchériser les jeunes, chartériser les immigrés, truquer les chiffres de l’insécurité… sont au nombre des éléments de son bilan qui corrélés à une justice plus expéditive rendent le climat national forcément moins serein.

Il voulait aussi redonner le goût du travail, en assouplissant notamment les 35h, en créant de vrais emplois et en minorant l’assistanat. Le capital a certainement repris des ardeurs au travail sous la gouvernance de J. Chirac alors que les 35h n’ont pas été remises en question. Malgré des français laborieux, une des meilleures productivité du monde, force est de constater que le pouvoir d’achat a diminué, que le prix des besoins vitaux a augmenté et plus de 7 millions de français sont dans une situation si précaire qu’ils ont difficilement accès à un logement  décent.

« Assez d’assistanat pour les Rmistes », il fallait les remettre au travail. Depuis que les conseils généraux gèrent cette population et depuis que l’ANPE fait le ménage dans ses fichiers, le nombre des personnes qui dépendent des minima sociaux pour vivre a augmenté de manière exponentielle et dans des proportions inquiétantes, surtout en Seine et Marne. En effet l’Etat s’est déchargé de leur accompagnement, les territoires héritant des vrais chiffres et, surtout de tous ces parcours de la grande détresse.

Une autre des recettes pour cette nouvelle France consistait à faciliter la vie des entreprises, par la baisse des impôts sur les sociétés, par la baisse des charges sur les salaires, par la transmission plus facile des entreprises familiales, en diminuant le poids des impôts.

L’imposition est toujours aussi élevée et même supérieure et quelques soit notre statut dans la société, nous n’avons pas enregistré d’amélioration. Nous attendons toujours la baisse de 1/3 promise et le pouvoir d’achat reste aux abonnés absents.

La décentralisation ordonnée à la hussarde laisse les collectivités territoriales dans l’expectative mais aussi dans l’obligation d’assumer des charges que l’Etat ne veut plus gérer, sans pour autant bénéficier de contreparties financières nécessaires. Les nationales, la DDE, les TOS dans les collèges, le RMI… sont autant de contraintes qui ne peuvent être honorées sans l’augmentation de la fiscalité locale. Comment peut-on alors parler de ruralité durable ?

Nous payons ainsi, de manière permanente, insidieusement, sans pour autant constater que notre qualité de vie s’améliore, que nos perspectives sont satisfaisantes et que l’Etat de la France est rassurant. C’est là l’essentiel du bilan de la gouvernance Chirac que Monsieur Jacob a cautionné et cautionne encore.

L’homme du passé
Ce bilan se retrouve localement et notre circonscription souffre d’une situation dramatique, dans les franges de la région Ile de France alors que 5 ans plus tôt, Monsieur Jacob se faisait l’apôtre d’une ruralité économiquement forte.

Il faut lui rappeler que la ruralité ne se résume pas à l’agriculture surtout lorsque nous sommes dans l’ère de la rurbanisation, un phénomène important qui change complètement la physionomie de notre monde rural.

Il voulait ainsi défendre le service public en renforçant les moyens de la gendarmerie, en maintenant le statut des agences postales et en prônant plus de souplesse dans les critères de l’école primaire (voulait-il réviser la carte scolaire ?). Si les effectifs de la police ont augmenté sur le provinois, force est de constater que la poste ne cesse de réduire ses horaires grands publics et ferme ses agences rurales.

Il faisait la promotion d’une ruralité économiquement forte en développant les voies de communication (élargissement de la RN 4, de la RD 231, modernisation des rames et électrification de la ligne SNCF Paris – Nangis), en prônant l’accès facilité à la téléphonie mobile et à l’Internet haut débit. Le bilan est plutôt positif sur ce point reposant pour l’essentiel sur les efforts conjugués du Département et de la Région. Pourtant, l’élargissement des dessertes signifierait-il passer plus rapidement à travers notre circonscription pour aller travailler ailleurs, toujours plus loin ?

La question mérite d’être posée au regard du marasme économique qui frappe notre secteur: des centaines d’emplois perdus (Lir, Degond, Mueller, Cemm Thomé, Camsearch…), les plus mauvais résultats du chômage officiel pour les jeunes, les femmes, les seniors, et pour les demandeurs d’emploi de longue durée. Il faut aussi constater l’augmentation inexorable de la précarité et, notamment, l’explosion depuis trois ans des repas servis par les Resto du cœur qui sortent de leur rôle historique pour conforter une population de plus en plus jeune, bien souvent monoparentale mais, toujours démunie de tout !

Bien sur, il y a l’agriculture, 20% des emplois, un poids de la France d’un autre siècle que M. Jacob, ancien de la FNSEA, voulait absolument préserver dans ses cultures extensives et pour les mannes reçues de l’Europe (nous avons la population agricole avec les plus forts revenus). Avec l’ouverture à d’autres pays, une autre répartition des aides s’engage qui condamne, à terme, la PAC dans sa configuration actuelle. La modernité de l’agriculture réside désormais dans sa capacité à se diversifier et l’on peut déplorer que la circonscription n’ait pas développé une réflexion sur le développement durable et l’utilisation d’énergies bio dégradables et renouvelables. Un train qui passe déjà, sans doute…

Cela n’était d’ailleurs peut être pas compatible avec son dernier objectif, respecter l’espace et les modes de vie ruraux. Un clin d’œil aux partisans de la chasse et des traditions, sûrement, mais qui n’affichait pas non plus de grands objectifs, hormis le devoir de vigilance. Il aurait fallu s’interroger sur l’afflux de ses rurbains dans nos villages, avides d’y trouver les services des grandes villes et, aussi, du travail. Ce mouvement, déjà enclenché au moment de la campagne, aurait du être anticipé au niveau de la circonscription. Les élus locaux sont en prises directes avec ces nouveaux arrivants et les nombreux problèmes et questionnements qu’ils posent mais disposent de très peu de marges de manœuvre.

Enfin, il faut être l’homme du passé quand l’on cautionne ces pratiques politiques d’un autre temps qui concentrent tous les pouvoirs entre très peu de mains à l’heure où la majorité des français aspirent à plus de débats, plus de concertations.

L’homme égocentré
L’incertitude politique des grands renforce l’appétence pour le local surtout quand l’on sait que, quelque soit le résultat des élections présidentielles, C. Jacob en sera l’un des grands perdants.

Ces derniers mois ont été l’occasion de rédiger, en catimini, et en passant outre les démarches inhérentes à un projet de grand pays, telle la consultation, la participation, la démocratie … la charte d’une nouvelle organisation territoriale se superposant à 3 intercommunalités.

Ce projet repose sur un diagnostic non partagé qui résume plusieurs décennies d’incurie, celle de sa famille politique et les siennes. Quelque soit la nature de ses mandats, M. Jacob n’a pas de bilan attestant de son engagement, de sa passion pour son territoire ni pour les habitants de sa circonscription. Il est, pour cause, dans l’ère de l’image, la sienne, et les milliers de photos répercutées dans la presse locale sont autant de témoignages de son omniprésence médiatique.

D’ailleurs ses seules réalisations immobilières ont été destinées à Provins, une petite composante de la circonscription. Elle révèle une conception forte du partage et de l’intercommunalité qui se résume à « polarité, sur Provins ».

Ces constats posent la question de son implication en tant qu’élu ? Comment peut-on, à la fois être ministre, président de communauté de communes, maire, député même et être aussi présent dans la presse locale lors de telle réception, tels bons vœux, telle exposition… ?

Cultiverait-il le culte du surhomme ?

Comment, surtout, peut on prendre, dans ces conditions, le temps de l’écoute, de la rencontre avec les habitants, le temps de la réflexion ?


Par psprovins77 - Ecrire un commentaire - Recommander

Le bureau du STIF dirigé par la gauche et la régions a passé la commande d’un nouveau matériel roulant pour les lignes Paris Est – Provins et Paris Est – Meaux – La Ferté Million. Cette commande porte sur 24 autorails de grande capacité qui remplaceront les vieilles locomotives diesel actuelles. Grâce à la technique bi-mode (diesel et électrique), ces nouveaux matériels circuleront en traction électrique entre Paris Est et Gretz Armainvilliers (ligne de Provins), Paris Est et Trilport (ligne la Ferté Million ).

Outre son impact positif sur l’environnement, ces nouveaux autorails amélioreront la fiabilité et la régularité des trains de manière très significative. Ces matériels, d’un coût total de 112.8 M d’€, sera mis progressivement en service fin 2007.

Le nouveau STIF entend ainsi répondre à la demande récurrente des populations, des usagers et des élus afin d’assurer une meilleure qualité des transports publics et un cadre de vie requalifié.

Le Conseil général de Seine en Marne a crée une enveloppe de 36,5M€ . L'augmentation de ce budget de 7,3% permettra d'accompagner les efforts de la régions qui dores et déjà à commander pour la ligne Paris Est – Provins des autorails bi-mode.

Une présentation de ce materiel a eu lieu à Provins le samedi 03 février ou certains non pas hésité à s'approprier ce dossier.

Mais c'est bien grace à l'action conjuguée des associations d'usagées, de l’association des élus de Seine-et-Marne pour la modernisation de la ligne Paris Bâle, de la régions et du conseil général que ce dossier a avancé. 


Par psprovins77 - Ecrire un commentaire - Recommander

Non aux profits sur le dos des consommateurs

Les tarifs domestiques doivent diminuer

 Gaz de France vient d’annoncer ses résultats à fin juin 2006. Les résultats s’envolent par rapport à fin juin 2005 : +34 % (+ 650 millions d’euros) pour le résultat d’exploitation Groupe, + 35 % (+ 450 millions d’euros) pour le résultat d’exploitation de Gaz de France SA (activité en France). Le résultat net du Groupe progresse de plus de 40 % passant de 1,2 milliard d’euros à fin juin 2005 à 1,7 milliard d’euros à fin juin 2006.

 La forte progression du résultat de l’activité en France est la suivante : (CA : 1 1724 millions d’euros, soit +31 %. Résultat d’exploitation : 10 447 millions d’euros, soit +45,7 %. Bénéfice net : 1 612 millions d’euros, soit +56 %.

 L’essentiel de la progression du résultat de l’activité France (GDF S.A.) est dû à la progression de la marge gaz (différence entre prix de vente et prix d’achat du gaz) qui progresse de près de 400 M€ sur le premier semestre, soit plus 13 %. Cette progression fait suite à la croissance de la marge de 6 % en 2005.

 Elle est due à la hausse des tarifs du gaz de près de 26 % en un an (juillet 2005-mai 2006). Selon la Direction de Gaz de France, ces hausses étaient insuffisantes pour compenser la hausse des coûts d’achat du gaz. Comme à fin 2005, les comptes montrent qu’il n’en est rien. On est loin des affirmations du Président de Gaz de France indiquant que l’entreprise vendait à pertes. On est loin aussi de ses promesses que l’objectif de Gaz de France était de fournir le gaz le moins cher possible.

 Ces résultats confirment que l’objectif de la Direction de Gaz de France est d’augmenter la rentabilité financière pour les actionnaires. A ceux qui pensent que la privatisation ne change rien aux tarifs, voilà une nouvelle démonstration du contraire. D’autant que les actionnaires demandent déjà un triplement des dividendes.

 Derrière ces hausses se profile le véritable enjeu du débat actuel autour du projet de fusion-privatisation de Gaz de France : faire disparaître les tarifs administrés au profit de contrats indexés sur les marchés libres qui, rappelons le, selon le dernier rapport du régulateur, atteignent des prix deux fois plus élevés que ceux des contrats de long terme de Gaz de France. Ce qui conduirait à des hausses vertigineuses de tarifs -et une croissance tout aussi vertigineuse des résultats financiers- à l’instar de ce qui s’est passé pour l’électricité.

 C’est bien cette disparition des tarifs administrés que demandent tant l’AFG (l’Association Française du Gaz dont Gaz de France est le principal membre) dans son communiqué de presse du 1er septembre 2006, que l’Uprigaz (Union professionnelle des industries privées du gaz dont Suez est un des principaux membres) dans le Bulletin de l’Industrie Pétrolière du 27 juin 2006.

 Les usagers, les citoyens et les élus doivent se mobiliser contre ce hold-up du service public au profit des actionnaires privés : ce sont les usagers et le personnel qui auraient à payer la rançon.

 Le service public du gaz a montré son efficacité en assurant la sécurité d’approvisionnement au moindre coût. L’heure est à son renforcement et non à son démantèlement.


Par Cgt nogent - Ecrire un commentaire - Recommander

La communauté de communes du pays provinois est déboutée par le conseil d’Etat qui contredit ainsi le jugement du tribunal administratif validant l’adhésion forcée de la commune de Poigny.

 

Il confirme ainsi que cette dernière  est légitimement rattachée à la communauté de communes de la Gerbe, à laquelle elle appartient, et dénonce la volonté de passer en force au détriment du choix des élus et de toute cohérence territoriale.

 

Ce rendu est aussi une victoire des partisans de la démocratie et la confirmation qu’il existe toujours des recours malgré des volontés locales confondant les fins personnelles avec l’intérêt public.

 

Nos vœux s’adressent avant tout à Jean Claude Lecamus, le maire de Poigny, et à son équipe qui ont su maintenir le cap malgré un environnement hostile

Par psprovins77 - Ecrire un commentaire - Recommander

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